9 raisons pour lesquelles je suis devenue une globe-trotteuse


Voyage, mon beau voyage. La première fois que je suis partie pour une longue durée (6 mois à Buenos Aires), j’étais vaguement consciente que cela me changerait. Je savais que j’allais apprendre une nouvelle langue et découvrir une nouvelle culture. Je suis partie dans l’idée d’apprendre un maximum de choses, j’étais prête à découvrir et à profiter. Pour vous donner une image, mon cerveau était comme un cahier ouvert dont il fallait remplir les pages. Mais je ne me rendais pas compte à quel point tout ça allait changer ma vie. Au final, je ne me rendais compte de rien.

Mais pourquoi, pourquoi ai-je maintenant du mal à imaginer ma vie sans les voyages ?? Pourtant, ce n’était pas faute d’avoir été prévenue.

1. « Tu verras, tu vas partir une fois, et ensuite tu auras la bougeotte ».

voyage Argentine humahuaca

Cette phrase, tous mes amis ayant passé plusieurs mois à l’étranger me l’ont répétée.

« Tu n’arriveras plus à revenir en France » me disaient-ils. Et ils avaient raison. Quand je suis en France, j’ai du mal à y rester. L’expatriation, c’est une vie plutôt intense. On découvre énormément de choses tous les jours, on est submergé de nouvelles informations, on en prend plein la vue.

On évolue, on rencontre des personnes qui ont toujours vécu dans un contexte et dans une culture différente, on vit dans un contexte social et un système politique que l’on ne connaît pas. On a des sujets de conversation que l’on aurait jamais pensé avoir de toute notre vie.

Du type comment et pourquoi échanger ses euros sur le marché noir en Argentine. Ou encore, comment la feuille de coca m’a sauvée dans les montagnes d’Amérique du Sud.

Après avoir vécu tout cela, vous avez forcément changé, votre esprit n’analyse plus le monde de la même manière.

2. Puis vous revenez en France (dans un état second) et vous voulez raconter absolument tout ce que vous avez découvert.

Sauf que voilà, c’est difficile. Parce que la plupart des choses que vous connaissez maintenant, vous les avez vécues, ressenties. Or, à moins que vous ne soyez un grand poète, une sensation c’est plutôt difficile à retransmettre avec des mots.

Vous avez tellement aimé votre voyage que vous voulez que vos proches ressentent ce que vous avez ressenti. Malheureusement, ça fonctionne rarement. Alors vous racontez le factuel : vos amis, vos soirées, votre travail, l’économie, la politique, le social, le culturel… Mais il manque la passion. La passion, c’est impossible à décrire. Et c’est très frustrant. Puis vous retournez dans votre quotidien, dans tout ce que vous connaissez déjà.

Mais vous, pendant ces quelques mois, vous avez adoré tout ce que vous ne connaissiez pas encore. Et vous vous rendez compte qu’il y a tellement d’autres choses à découvrir. Du coup, tout ce que vous voulez c’est repartir.

Vous voyez de quoi je parle là ? Si oui… c’est que vous avez attrapé le virus du voyage.

3. Parce que la différence entre « vacances à l’étranger » et « voyage à l’étranger » prend tout son sens

Voyage Buenos Aires avenida 9 de julio

Ce qui me pousse à aller plus loin dans le voyage, c’est la frustration. Celle de ne pas pouvoir réellement connaitre la société, le pays, les gens et leur histoire. Des vacances de quelques semaines me laissaient toujours sur ma faim. Il y avait toujours plus à voir, toujours plus de gens à connaître, et au final je me disais : « il faudra que je revienne ».

Mais pourquoi devoir revenir, quand on peut tout simplement ne pas partir ? Quand pour quelques heures de travail par semaine dans une auberge de jeunesse, vous pouvez vivre à Hawaii, à Las Vegas, au Pérou, et ne payer aucun loyer ?

Pourquoi repartir, quand vous pouvez passer 6 mois en République Dominicaine et découvrir tout ce qui fait la richesse de ce pays ?

Ce qui me gêne au final, c’est que l’on a toujours un temps limité et que l’on en sort sans avoir eu l’occasion de découvrir la société et le pays en question.

Ma version du voyage parfait, c’est celui où je peux rester aussi longtemps que je veux et vivre comme les locaux.

4. Parce que l’on en apprend sur la culture des autres…. et aussi sur la nôtre

C’est une comparaison sans fin. Vos amis étrangers vous parlent de leur pays et de leur mode de vie. En les écoutant vous mettez en lumière les différences avec votre pays d’origine, mais aussi les ressemblances.

On vous pose toutes sortes de questions sur votre propre pays et vous découvrez également l’image qu’ont les étrangers de la France et de l’Europe.

Vous commencez à réfléchir à ce qu’il est possible de faire dans votre pays d’accueil et qui est très difficile -voire impensable- de faire en France. Bien sûr, cela fonctionne aussi dans l’autre sens. Vous tentez de comprendre des points de vue si différents du vôtre qu’ils ne vous seraient jamais venus à l’esprit si vous n’aviez pas voyagé.

Sans vouloir dire que je suis d’accord avec tout ce que j’ai entendu (loin de là!), je trouve très intéressant de débattre sur des sujets qui vous paraissent évidents à vous et à votre interlocuteur… alors que les points de vue que vous défendez sont totalement opposés.

Pour vous donner un exemple, en République Dominicaine j’ai eu un débat concernant le port de la ceinture de sécurité dans la voiture. Chez eux, c’est obligatoire à l’avant. A l’arrière, en revanche, ils ne voient pas l’intérêt.

Certaines personnes étaient choquées lorsque je leur ai dit qu’en France il était impossible de transporter plus de 3 personnes à l’arrière. Pour nous, c’est une question de sécurité. Pour eux, c’est clairement se compliquer la vie pour rien.

5. Parce que l’on se rend compte que la « normalité » n’existe pas

passion voyage escalier en bois forêt

L’exemple de la ceinture n’est bien sûr qu’un détail parmi d’autres. Ce genre de conversation intervient sur beaucoup de détails de la vie quotidienne, mais aussi sur des sujets plus importants.

Peu à peu, certaines choses qui vous semblaient naturelles au départ se transforment en avancées sociales extraordinaires (comme par exemple le système de transport public en France, avec ses qualités et ses défauts).

D’autres idées, après les avoir testées, vous paraissent acceptables alors qu’avant vous les pensiez dangereuses, voire carrément anarchiques. C’est par exemple le cas pour le code de la route. En République Dominicaine, ils respectent les feux, mais rien d’autre. Le code de la route existe mais en pratique personne ne le respecte.

J’étais complètement flippée à l’idée de conduire là bas. J’arrivais avec mes grandes théories à la française et je trouvais ça scandaleux. A ma grande surprise, après avoir tenté, ça m’a semblé plus facile et beaucoup plus intuitif de conduire de cette manière.

6. Parce qu’être un étranger, c’est passionnant et gratifiant

Lorsque vous êtes étrangers, vous passez le plus clair de votre temps à apprendre. Sur la culture, les coutumes, les lieux, les métiers… J’ai remarqué que les gens sont en général plus tolérants et patients devant mes questions et sont plus enclins à m’aider en cas de besoin, ou à avoir une simple conversation.

Être une globe-trotteuse, c’est aussi cultiver sa différence et mettre en avant sa propre culture. Valoriser certaines choses que l’on ne penserait pas à valoriser en France car ça nous semble normal.

Même s’il existe forcément des personnes hostiles, la plupart des gens que j’ai rencontrés à l’étranger étaient intéressées par mes origines et me posaient pleins de questions.

7. Parce que l’art et le voyage sont intimement liés

art-en-voyageEt parce que les plus grands artistes que j’ai connus dans ma vie, je les ai rencontrés à l’étranger.

Des voyageurs musiciens, photographes ou illustrateurs qui ont chacun un talent immense et une manière très personnelle de vivre leur passion.

D’ailleurs, ils en parlent d’une façon telle que j’ai fini par sauter le pas. Je me suis donc mise à la guitare et ai acheté un appareil photo digne de ce nom. Bref tout ça, c’est en cours d’apprentissage. Affaire à suivre !

8. Parce que vous passez pour quelqu’un qui n’a peur de rien

Et que même si ce n’est pas forcément vrai, c’est plutôt sympa d’impressionner les autres de temps en temps ;)

9. Parce que c’est ma version de la « vraie vie »

Si vous avez envie de tenter l’expérience, faites le. Allez-y. Mettez de côté tout ce qui vous en empêche et allez-y. C’est promis, vous ne le regretterez pas.


Commentaires

  1. Faim de Voyages
    Répondre

    Hello, on se retrouve assez dans ce que tu écris. On s’est décidé en début d’année à partir pour un long et beau voyage et ça fait maintenant plus de 5 mois qu’on est sur la route.
    C’est juste une sensation géniale. On rencontre des personnes inoubliables, des lieux extraordinaires, on casse toute routine et on vit vraiment :)
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    • RimJami
      Répondre

      Merci ! Je me rends compte que je n’ai jamais répondu ! « On vit vraiment »… c’est une très bonne manière de décrire cette sensation de liberté que l’on ressent. Bon voyage à vous !

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