Dépassement de soi : Comment vaincre ses peurs ?


Dans la plupart des cas nos peurs nous paralysent. Parfois, on réussit à se raisonner en se disant qu’il faut les vaincre et se lancer, car sinon on le regrettera. Alors allons-y.

Vaincre ses peurs : le contexte

Trois mois : c’est la durée de mon Visa pour les États-Unis. Mon budget : 3000 euros (hors billet d’avion aller/retour vers la France). Alors oui, beaucoup de voyageurs l’ont fait. Certains d’entre vous ont même fait des tours du monde, seuls et avec très peu d’argent en poche. Laissez-moi vous dire à quel point je suis admirative. Le dépassement de soi, ça m’attire énormément. Mais ça n’enlève pas la peur.

Comment vaincre sa peur ?

Cette peur que j’ai connue en partant pour la première fois en Argentine, pour la première fois en République Dominicaine ou pour mon premier road trip avec mes copines. La même que j’ai ressentie lorsque je me suis retrouvée complètement seule à Las Vegas alors que j’étais supposée y aller en famille.
Maintenant je m’en rend compte : à chaque fois que la peur s’est manifestée, mon voyage a été incroyablement riche en rencontres et en nouvelles expériences. Chacun de ces voyages m’a changée et m’a permis de construire, petit à petit, ce que je suis aujourd’hui.

La peur à la loupe

  • Le cerveau et la peur

De nombreux professionnels se sont penchés sur les mécanismes cérébraux qui engendrent la peur. Le psychanalyste Sigmund Freud fait état de deux différents psychismes existants chez chaque être humain : l’un conscient et l’autre inconscient. Selon Freud, le conscient est doté d’une mémoire peu précise alors que l’inconscient enregistre les moindres évènements de notre existence.

Le neurochirurgien Antonio Damasio met quant à lui en évidence l’existence d’un cerveau cognitif et un cerveau émotionnel. Le cerveau cognitif ou rationnel est tourné vers le monde extérieur alors que le cerveau émotionnel, inconscient, est entièrement connecté au corps. Le sentiment de peur est lié à l’amygdale située au cœur de notre cerveau émotionnel. Celle-ci semble être à l’origine des réactions qui maintiennent notre survie, notamment en cas de danger. L’amygdale est également en relation avec l’hippocampe, ou sont stockés nos souvenirs. Nos peurs peuvent donc être déclenchées par le seul souvenir d’une frayeur passée ou par le contexte d’un évènement vécu comme traumatisant.

  • Danger réel ou imaginé
Vaincre ses peurs

Photo de fleno.de – flickr.com

Ainsi, notre cerveau utilise deux forces, l’une reliée à la volonté issue du néocortex (conscient), l’autre à l’imagination, issue du cerveau profond ou inconscient. Lorsque vous imaginez une situation dangereuse, votre inconscient cérébral peut activer ce sentiment de peur. C’est une sorte de peur par anticipation.

Que ce danger soit réel ou imaginé, les réponses physiologiques sont identiques (respiration coupée, tremblements…). Le phénomène de peur par anticipation a été observé par des chercheurs Américains qui ont conclu qu’en situation de « danger par anticipation » certaines zones spécifiques, notamment le cortex insulaire et la partie gauche de l’amygdale s’activent, alors que dans le cas de « peur réelle », c’est la partie droite de cette région qui est activée.

  • Les méthodes pour vaincre ses peurs

Certaines techniques comme la sophrologie, l’hypnose, la Programmation Neuro-Linguistique (PNL) ou la simple visualisation et suggestion de pensées positives ont une efficacité certaine et augmentent la résistance aux situations anxiogènes.

La peur est en effet associée à un état de tension et à une respiration accélérée. Le simple fait d’avoir une respiration lente et des muscles détendus l’empêche donc de s’installer et de prendre le dessus. Pour agir efficacement sur la peur il faudrait donc diriger ses pensées vers des images, des souvenirs ou sensations positives, le but étant de préserver votre cerveau de toute pensée négative.

Peur d’être seul, peur des autres, peur de l’avenir, de l’échec, de l’insécurité, de l’instabilité, peur d’être jugé… et bien d’autre encore. Une chose est sûre : Comprendre d’où vient sa peur, c’est déjà commencer à la surmonter.

La peur fait partie du jeu

En ce qui me concerne je partirai malgré tout. J’ai pris l’habitude de me jeter dans le vide (par « jeter dans le vide » j’entends bien sûr débarquer dans plusieurs pays d’Amérique Latine successivement, m’y installer et chercher un boulot). Alors ce n’est pas au moment de partir en road trip aux USA que je vais m’arrêter. Hum. Enfin bon ça me fait quand même sacrément flipper.

vaincre-ses-peurs

 

Alors oui dans mon imagination, je suis capable d’escalader un gratte ciel, de surfer sur les plus grosses vagues du Pacifique… enfin vous voyez, le genre d’actions que ferait James Bond pendant l’un de ses jours de repos.
Dans les faits en revanche, c’est différent. J’ai du mal à comprendre : j’ai été capable de vivre 3 ans à l’étranger et je me lance dans un tour du monde en solo. En même temps, je reste complètement paralysée lorsqu’il s’agit de faire un simple parcours d’accrobranche et j’ai hésité à sauter pendant 30 minutes la dernière fois que j’ai fais du cliff jumping (sauter dans l’eau depuis une falaise) alors que tous mes potes se sont lancés plutôt rapidement.

J’ai observé le cas contraire chez certains de mes amis. L’un d’eux pilote des avions de tourisme, saute régulièrement en parachute et est attiré par tous les types de sports extrêmes. En revanche il ne s’imagine pas du tout prendre un sac à dos et partir dans un pays étranger pour quelques mois ou quelques années. Ça ne lui donne pas envie, et peut-être aussi que ça lui fait peur. Tout simplement parce qu’il ne s’imagine pas perdre sa stabilité.

Finalement…

La peur est l’un des sentiments qui fait toujours partie de mes voyages. Je me rends compte maintenant que ce n’est pas forcément une mauvaise chose. Elle me sert de guide, repoussante et fascinante à la fois. Elle me permet de mesurer ce que je suis capable de faire et de comprendre mes limites. Celles que je peux dépasser, et celles qu’il vaut mieux respecter. Vaincre ses peurs, oui. Ou bien parfois, s’en servir pour mieux avancer.

Et vous ? Avez-vous vécu des situations dans lesquelles vous vous êtes sentis particulièrement courageux et avez pu dépasser vos peurs ? Seriez-vous prêt à tout quitter et à partir dans un tour du monde si l’envie vous en prenait ? N’hésitez pas à partager votre expérience dans les commentaires !


Commentaires

  1. Mélissa
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    J’aime bien la photo où t’es au bord du précipice, le côté force tranquille :)

    Sinon oui, tu as raison, plusieurs techniques existent pour vaincre ses peurs, notamment l’hypnose. L’avantage de l’hypnose, par rapport à la sophrologie, c’est la capacité d’aller plus loin en se connectant directement à l’inconscient.

    La sophrologie, quant à elle, s’apparente plus à de la relaxation par des exercices de respirations et visualisations.
    Mélissa Articles récents…Apprenez à communiquer avec votre inconscient grâce à l’auto hypnoseMy Profile

  2. RimJami
    Répondre

    Merci pour la photo, ce n’est pas moi c’est une amie lorsque nous sommes allées au Grand Canyon :)
    Je suis vraiment de plus en plus intriguée par ces questions, l’hypnose, la sophro, la méditation… j’ai testé l’auto hypnose mais je ne pense pas l’avoir fait de manière assez récurrente pour que ça fonctionne vraiment. Mais je compte bien m’y remettre de manière plus sérieuse !

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