Les différents visas pour travailler à l’étranger


Un jour, une amie m’appelle avec une grande nouvelle : elle vient de décider de partir en voyage à deux en Nouvelle Zélande, et elle prévoit de visiter d’autres pays alentours. « Je ne sais pas pour combien de temps », me dit-elle, « je sais simplement qu’il faudra que je travaille à un moment ou un autre, ou au moins que je fasse du volontariat pour ne pas avoir à payer le logement ».
Sa décision ayant été prise à peine une semaine auparavant, difficile de savoir par quel bout commencer et où trouver les informations nécessaires. Il lui faut des indications concrètes, applicables à un niveau global, pas dans un seul pays. A force de recherches, j’arrive à établir une liste complète des types de visas de travail et les différents moyens de travailler à l’étranger.

C’est ce que vous cherchiez? Ça tombe bien. Toutes les infos sont ici!

La demande de permis de travail à l’ambassade

Buenos Aires Bosques de PalermoAvantages

L’obtention du permis de travail avant votre départ vous permet de partir avec l’esprit tranquille et vous évite tout problème administratif.

Inconvénients

Dans la plupart des pays, obtenir un permis de travail requiert au préalable de justifier d’un contrat de travail établit avec une entreprise.

En d’autres termes, il vous faut trouver un travail depuis la France avant de faire votre demande de visa, donc avant même d’avoir mis les pieds dans votre pays de destination. Pas facile en somme, surtout si vous n’avez aucun contact sur place.

Vous pouvez éventuellement être chanceux et trouver un emploi en répondant à des offres sur Internet. Pour cela, il faudra vous informer sur les sites de recherche d’emploi de chaque pays dans lequel vous souhaitez travailler. Voici par exemple ceux à connaître pour travailler en Amérique Latine.

Le VIE/VIA

Travailler à l'étranger

Le Volontariat International en Entreprise (VIE) et le Volontariat International en Administration (VIA) sont des types de contrats de travail à l’étranger très prisés par les jeunes diplômés.

Concept : Dans le cas d’un VIE, vous travaillez dans une filiale d’une entreprise Française à l’étranger. Pour les VIA, vous travaillez à l’étranger pour des services de l’État français (Consulats, ambassades, ou encore services de coopération et d’action culturelle).

Age pour prétendre à un VIE/VIA : 18 à 28 ans

Durée : De 6 à 24 mois

Renouvelable : 1 fois

Salaire : Vous êtes payé en euros et le salaire varie selon le pays dans lequel s’effectue votre mission. Tous les bénéficiaires de VIE/VIA de ce même pays sont payés le même montant, indépendamment de l’entreprise pour laquelle ils travaillent ou du métier exercé. En général, la rémunération perçue en VIE varie entre 1300 et 3500 € par mois. Vous êtes exonéré de charges sociales et d’impôt sur le revenu, mais il faudra tout de même faire une déclaration d’impôts en France.

Comment trouver un VIE : Vous pouvez postuler sur le site Internet du Centre d’Information sur le Volontariat International mais attention, la concurrence est rude !

Le moyen le plus efficace reste de démarcher directement les entreprises. Si vous travaillez dans une entreprise qui possède une filiale à l’étranger, informez-vous auprès de votre service RH, peut-être que la possibilité d’y faire un VIE existe.

Travailler à l’étranger avec un PVT

Visa de travail à l'etranger

Le PVT ou Programme Vacances-Travail (vous pouvez également le rencontrer sous le nom de Working Holiday Visa) est un accord passé entre une cinquantaine de pays dans le monde afin de permettre aux jeunes expatriés de voyager ou travailler dans ces pays durant 12 mois. Selon votre nationalité, vous avez donc la possibilité de séjourner dans certains pays partenaires durant une année en tant que touriste, travailleur, ou bien de jongler entre les deux statuts.

Je suis français, où puis-je me rendre dans le cadre d’un PVT ?
Argentine, Australie, Canada, Corée du Sud, Hong Kong, Japon, Nouvelle-Zélande, Russie.

D’autres accords concernant le PVT entreront en vigueur prochainement, comme le PVT France-Brésil qui a été signé en décembre 2013, ou encore le PVT Chili et le PVT Colombie qui ont été signés en juin 2015. Des négociations sont en cours avec Taïwan et le Mexique.

Le PVT pour les Belges et les Canadiens :  A ce jour, les Belges peuvent se rendre en Australie, au Canada, en Nouvelle-Zélande et à Taïwan.
Les Canadiens ont le choix entre 30 destinations. Pour plus d’informations, vous pouvez consulter la page d’information générale sur le PVT.

Pour postuler : Il convient de constituer votre dossier de demande et de l’envoyer à l’ambassade du pays ou vous souhaitez séjourner quelques mois avant votre départ (durée à vérifier selon les pays).
Sachez que votre demande sera plus facilement acceptée dans certains pays que dans d’autres. Le Canada, par exemple, dispose de quotas et croule sous les demandes de PVT chaque année. Il faut être l’un des premiers à envoyer son dossier pour être pris en compte car les places partent en quelques minutes seulement.
D’autres pays, comme l’Argentine par exemple, reçoivent moins de demandes et sont donc susceptibles d’accorder le visa plus facilement.

La demande de PVT pour l’Argentine :  votre dossier doit être reçu par l’Ambassade au minimum trois mois avant la date du départ. Vos billets aller – retour doivent déjà être achetés et vous devez en fournir la preuve dans votre dossier.
Attention : Il est impératif de souscrire à une assurance couvrant les 12 mois de la durée du visa, même si vous prévoyez que la durée totale de votre voyage sera moins longue.

De quels papiers ai-je besoin pour constituer mon dossier ? Quelle est la limite d’âge pour prétendre à un PVT ? Ce visa est-il renouvelable ?
Les réponses à ces questions sont différentes selon le pays où vous souhaitez séjourner.

Vous trouverez toutes les informations détaillées par pays sur le site des pvtistes.
L’inscription est rapide et gratuite, les informations sont claires et fiables et vous aurez accès à de nombreux retours d’expériences de voyageurs ayant déjà bénéficié du PVT. Une mine d’or !

S’inscrire dans une université locale en tant qu’étudiant

Etudier et travailler à l'étranger

Avantages

Dans certains pays, vous inscrire dans une université locale et obtenir le visa étudiant vous permet d’exercer une activité professionnelle en parallèle avec vos études.

En Argentine, certains étrangers s’inscrivent à l’université pour seulement quelques mois jusqu’à l’obtention de leur visa puis quittent l’université pour se concentrer sur leur activité professionnelle. A vérifier toutefois si cela est faisable dans le pays où vous souhaitez séjourner.

Inconvénients

Le coût d’une formation à l’université est parfois élevé, surtout pour les étrangers.

Entrer dans le pays avec un visa touristique

C’est une option souvent choisie par les voyageurs : il es possible d’arriver en tant que touriste puis passer à un visa de travail avec l’aide d’une entreprise locale.

Visa de travail à l'étranger

Avantages

Votre entrée dans le pays sera plus facile car votre temps de séjour limité. Attention cependant à ne surtout pas mentionner à la douane que vous souhaitez travailler ou l’entrée vous sera très probablement refusée !

Inconvénients

Les employeurs sont frileux quant à l’embauche d’étrangers sans visa de travail pour la simple et bonne raison qu’ils vont devoir eux-même initier le processus d’obtention des papiers. Hors, celui-ci est souvent long et compliqué.

En Argentine, il est difficile de trouver des employeurs prêts à sponsoriser des visas car ils privilégient généralement des candidats avec la même expérience professionnelle ayant déjà un visa de travail.

Certaines entreprise sont cependant prêtes à effectuer ces démarches et à fournir un premier visa de travail. C’est le cas par exemple des grandes entreprises internationales qui ont l’habitude d’embaucher des étrangers.

Il existe toutefois des pays où cette démarche est impossible : en République Dominicaine par exemple, depuis décembre 2014, le visa de travail (appelé localement « Cedula ») ne peut être sponsorisé par un employeur. Vous devez impérativement faire vous-même la demande à l’ambassade et ne vous présenter aux entretiens d’embauche qu’une fois le document obtenu.

Travailler sans visa (au noir)

Obtenir un visa, c’est trop compliqué : vous décidez alors de travailler « officieusement ».

Travailler au noir

Avantages

Parfois, pour un « petit boulot », il est plus simple de gagner du liquide et de ne pas s’encombrer de papiers officiels.

Inconvénients

Le salaire est souvent très bas, les horaires souvent très longs et vous n’avez pas de sécurité sociale. Vous avez un Visa touristique qui vous obligera à sortir du pays à la fin de la période autorisée (3 mois dans quelques pays, 30 jours dans la plupart des cas).

En Amérique Latine, certaines personnes restent plusieurs mois après l’expiration de leur visa touristique. Ils paient alors une amende aux douanes lors de leur sortie du pays. Le montant de cette amende n’est souvent pas très élevé (n’abusez pas quand même, si vous pensez rester quelques années de plus l’amende deviendra vite énorme!).

Je vous déconseille tout de même de travailler au noir ou de rester dans le pays après l’expiration de votre visa touristique.

Si ces pratiques sont plutôt fréquentes en Amérique Latine, certains pays comme les Etats-Unis ne les tolèrent pas. Ils n’hésiteront pas à vous renvoyer dans votre pays d’origine et même vous bloquer l’entrée à leur territoire pendant quelques temps.

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La recherche d’emploi à l’étranger

Si vous souhaitez trouver un emploi, sachez qu’il est souvent indispensable de traduire votre CV et lettre de motivation dans la langue locale. Il est également conseillé de les adapter selon leurs conventions, qui ne sont pas forcément les mêmes que chez nous.

Lors de votre arrivée, vous pouvez vous adresser à la Chambre de Commerce et de l’Industrie Française (CCI) qui se trouve dans votre ville. Un conseiller vous indiquera les opportunités d’emploi dans votre secteur d’activité et vous aidera à mettre en forme votre CV et lettre de motivation.

Pour plus d’informations, rendez-vous sur le site officiel de la CCI à l’international.

Si vous souhaitez vivre en Amérique Latine, je vous conseille de lire mon guide pour la recherche d’emploi en Amérique Latine. Vous y trouverez les sites de recherche d’emploi les plus utilisés par les recruteurs et les candidats ainsi que des conseils pour réussir votre CV, votre lettre de motivation et vos entretiens.


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