Road Trip : 45 jours à travers l’Amérique du Sud 2/2


Mon premier road trip. Celui de mon cœur. Le nord de l’Argentine, la Bolivie et le Pérou. Ma découverte de l’Amérique du Sud et de sa splendeur.

Ici, je vous révèle les étapes de mon périple et les choses à ne pas manquer.

Besoin d’un avant goût ?

Des sites classés au patrimoine mondial de l’UNESCO. Le désert, la jungle. Des singes, des flamands roses, des lamas, des pumas. Un cimetière de trains, un village fantôme. Une cité Inca. Le plus joli lac du monde. La route de la Mort. Des millions de fruits et légumes. La route du Soleil. Des étoiles, des feuilles de coca et des sources thermales.

Bref, j’ai plein de choses à vous dire.

1 – Le nord de l’Argentine : la région de Salta

Salta la Linda et la Quebrada de las Conchas

Bienvenue à Salta

Arrivées dans la ville de Salta, nous nous installons dans notre auberge de jeunesse et commençons à explorer les alentours. La ville est agréable, il est possible de monter en haut du plateau en téléphérique afin d’observer la vue.

Vous croiserez beaucoup d’agences de tourisme proposant des excursions dans la région. Vérifiez d’abord les activités proposées par votre auberge de jeunesse ou hôtel, parfois des partenariats sont mis en place et vous pourrez avoir des réductions.

Road Trip Argentine Salta Amérique du Sud

Excursion coup de coeur : la Quebrada de las Conchas. La première fois de ma vie que je voyais des montagnes avec autant de couleurs. Il y avait aussi : de la musique Quechua, un guide touristique avec une culture absolument incroyable, des lamas, du désert, du vin Argentin, les meilleures glaces du monde.

Lama Argentine Salta

La Quebrada de Humahuaca

Situés tous deux dans la province de Jujuy, sur le chemin entre Salta et la Bolivie, les villages indigènes de Humahuaca et Purmamarca sont des trésors à ne pas manquer.

Road Trip Purmamarca

Ils donnent tous deux accès à la Quebrada de Humahuaca et son célèbre « Cerro de los Siete Colores », en français la Colline aux Sept Couleurs.

La Quebrada de Humahuaca est surnommée le Far West Argentin, et ce n’est pas pour rien.

Quebrada de Humahuaca Road Trip

Cette vallée de 150 kilomètres est bordée de montagnes aux couleurs changeantes et infinies.

Pas de foule de touristes, seulement vous, le sable rouge, les montagnes, le soleil. Et les cactus de plusieurs mètres de haut qui s’élèvent somptueusement tout le long du chemin.

J’ai une question pour vous.

Avez-vous déjà vu un paysage si majestueux que vous en avez eu les larmes aux yeux ?

Croyez-moi, je ne pleure pas à chaque fois que je croise une montagne.

Si la Quebrada de Humahuaca est classée au patrimoine mondial de l’humanité par l’UNESCO, c’est qu’il y a une raison.

quebrada-de-humahuaca-road-trip

Photo de Klaus Balzano sous licence CC

2 – La Bolivie

L’instant glamour

Je commence par là, comme ça c’est fait. En road trip, il arrive beaucoup de bonnes choses. Mais aussi des mauvaises. Alors allons-y. Parlons papier toilette.

En Bolivie, vous ne trouverez PAS de papier toilettes dans les restaurants ou les toilettes publiques. Parfois il n’y en aura même pas dans votre auberge de jeunesse. Vous devez absolument en acheter dans l’épicerie du coin (ils ont l’habitude) et en mettre dans votre sac partout ou vous allez. Vous l’aurez compris, les touristes supportent mal la nourriture Bolivienne.

Indispensables également :
– Du gel pour se laver les mains, car il n’y a pas de savon dans les endroits publiques
– Un protecteur d’estomac à prendre avant chaque repas, qui vous permettra d’éviter certaines situations périlleuses !

L’Amérique du sud et les Andes : le désert Bolivien du sud Lipez

Desert BolivieQuatre jours de trek dans une jeep à travers les Andes Boliviennes, depuis Tupiza, une ville frontalière à l’Argentine, jusqu’au grand desert de Uyuni. Nous réservons ce voyage dans une agence de Tupiza.

L’idée est simple : au lieu de prendre l’autoroute directement vers Uyuni, nous passerons par les montagnes et atteindrons les 4800 mètres d’altitude. Nous achetons un sac de feuilles de Coca afin d’aider notre organisme à s’adapter au changement.

Le premier soir, nous nous arrêtons dans un village de 90 habitants. Personne d’autre aux alentours, le village le plus proche est à deux heures de route.

Ici, pas d’électricité ni d’eau chaude. Seulement quelques murs, un terrain de basket et des dunes de sable tout autour de nous.

Beaucoup de vent. Il commence à faire froid. Le climat évolue rapidement : le jour il fait 20°C mais passé 19h la température chute en dessous de 0.

Je sors tout de même. Et là, le désert Bolivien m’offre le plus beau spectacle qui m’ait été donné de voir de toute ma vie.

Un ciel sans nuage. Des milliers d’étoiles. La voie lactée.

Plus vive, plus claire, plus lumineuse que tout ce que j’avais vu jusque là.

Je suis restée là, malgré le froid difficile à supporter. Mes vêtements n’étaient pas adaptés à une telle température. Et pourtant. C’est un souvenir que je n’oublierai jamais.

Le lendemain matin, nous repartons et visitons les restes d’un village fantôme, déserté par ses habitants il y a une trentaine d’années à cause d’une épidémie. Nous assistons au lever du soleil.

Village fantôme Andes Bolivie
Village fantôme Bolivie AndesLes jours suivants, nous roulons à travers le désert en nous arrêtant devant différents lacs de toutes les couleurs. La laguna roja (un lac à l’eau rouge) et ses centaines de flamands roses, les celèbres jeysers Sol de Mañana. Nous nous baignons dans des sources d’eau chaude.

desert-du-sud-lipez-bolivie-andesPhoto de Attraction Voyages Bolivie- Flickr.com – sous licence CC

Nous passons notre troisième nuit dans un petit hôtel fait entièrement de sel. Toujours pas d’eau chaude ni d’électricité, les douches froides, ça fait mal !

Puis, nous nous arrêtons devant un cimetière de trains en plein désert. De nombreux voyageurs l’ont déjà visité et y ont laissé leurs traces, pour le moins artistiques. Ce lieu est exceptionnel… et comme certains l’ont si bien écrit, Asi es la Vida !

Ellina cimetière de trains Amérique du Sud

 

 

Trains Bolivie Desert Amérique du SudUyuni : le désert de sel

Nous arrivons dans le Salar de Uyuni. Avec ses 10 582km², ses réserves en sel sont estimées à 64 milliards de tonnes ce qui en fait le plus grand Salar du monde. En effet, l’épaisseur de son sol atteint jusqu’à 120 mètres !
Pendant la saison des pluies (de décembre à mars), le Salar est inondé d’eau sur toute sa surface, ce qui en fait un gigantesque miroir reflétant le ciel et les nuages.

Salar Uyuni Amérique du Sud

 Salar de Uyuni Nico Kaiser

Photo de Nico Kaiser sous licence CC – flickr.com

Les villes : Potosi, Sucre, Cochabamba

Potosi
Son nom vient du Quechua Potojsi, qui signifie « Tonerre ». La ville est située à 4070 mètres d’altitude. C’est un arrêt souvent effectué par les voyageurs sur leur chemin vers d’autres villes Boliviennes plus importantes, comme Sucre ou La Paz.

A Potosi, nous avons eu la chance d’assister à la commémoration célébrée chaque année le 23 mars à l’occasion du Jour de la Mer. Des défilés militaires sont organisés dans les villes principales de Bolivie. Ceci afin de commémorer la perte de la région d’Antofagasta en faveur du Chili pendant la guerre du Pacifique. Cette région était leur seul accès à la mer, d’où le nom de l’évènement.

L’activité touristique principale de la ville reste tout de même la visite des mines du Cerro Rico, le mont culminant à 800 mètres au dessus de la ville.

Pour notre part, nous avons choisi de ne pas faire cette visite, pour des raisons éthiques et humanitaires. Nous ne voulions pas faire du tourisme dans un lieu ou les travailleurs risquent leur vie chaque jours et sont sous payés. Il faut savoir que les conditions de travail des mineurs sont catastrophiques, leur espérance de vie considérablement réduite et leur salaire très bas.

Il est tout de même assez difficile d’avoir un avis tranché sur ce genre de visites. Certaines personnes diront que c’est un moyen de mieux connaître la vie de ces mineurs et d’avoir un vrai échange avec eux. D’autres pensent que l’argent des visites leur permet d’avoir un salaire extra non négligeable.

Sucre
Appelée la Cité Blanche, la ville de Sucre est inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 1991.  Son architecture, ses nombreux musées et ses bâtiments religieux en font la capitale de l’art baroque de l’Amérique du Sud.

A voir également à Sucre :
Le Mercado Central, un marché qui regroupe des millions de milliards de fruits et légumes. Entre autres. Parce qu’il y a aussi de la viande, des pâtisseries et à peu près tout ce qu’il est possible et imaginable de manger dans la vie.

Bolivie Sucre Amérique du Sud

Photo de Julie Laurent sous Licence CC – Flickr.com

Pour déjeuner, montez au premier étage. Vous vous verrez servir des assiettes géantissimes pour seulement 1,3 euros (10 bolivianos). Je sais, le mot géantissime n’existe pas. Peu importe.

Cochabamba
La ville est considérée comme la « capitale Quechua de la Bolivie ». Elle abrite la Cancha, le plus vaste marché en plein air d’Amérique du Sud.

Vous y trouverez également « El Cristo de la Concordia », la plus grande statue du Christ du continent Américain, dépassant de six mètres celle de Rio de Janeiro.

Personnellement, la ville de Cochabamba ne m’a pas vraiment plu. Je ne l’ai pas trouvée belle, ni agréable.

En revanche, son grand intérêt a été pour moi sa proximité avec la jungle Amazonienne. Pour y accéder, il suffit de prendre un mini bus depuis le centre de Cochabamba jusqu’à la ville de Villa Tunari.

Les quatre heures de route à travers la montagne sont absolument magnifiques. Au fil de votre ascension, vous verrez la végétation changer.

Au début, la forêt montagneuse que nous connaissons bien puis petit à petit, la jungle. Les feuilles, les arbres, les fruits, les animaux… tout devient immense, sauvage, grandiose.

La jungle Amazonienne : Villa Tunari
Villa Tunari Bolivie

Photo de Carrick sous licence CC – flickr.com

L’endroit à ne pas manquer ici est la réserve de Villa Tunari, appelée également Parc Machia. C’est un endroit dans lequel vous pouvez travailler en tant que volontaire pour quelques mois.

Vous devrez quand même y laisser quelques petits bouts de peau et avoir une sacrée confiance en votre bonne étoile. Ceux qui n’aiment pas les gros chats, s’abstenir.

Je m’explique.

Le parc Machia est un lieu dans lequel on s’occupe des animaux-sauvages-mais-pas-totalement. Ils peuvent circuler librement, cette réserve n’a rien d’un zoo. C’est un bout de territoire intégré dans la jungle Amazonienne.

Mais ces animaux sont nés auprès de l’humain et ne savent pas se nourrir seuls. Ils reviennent donc régulièrement. Avec plus de 500 volontaires à l’année, ils reçoivent des soins médicaux en cas de besoin et sont tous en voie de réinsertion à la vie sauvage.

Les animaux en question sont principalement : des singes (beaucoup). Des pumas (un peu). Si vous travaillez là-bas depuis plus d’un mois, vous pourrez promener votre premier Puma. En laisse.

Gato Puma Villa Tunari

Photos de Carrick sous licence CC – Flickr.com

Villa Tunari, c’est donc le seul endroit dans votre vie ou vous pourrez dire : « je reviens chérie, je sors le Puma ».

Le top modèle que vous voyez sur les photos s’appelle Gato. Ça veut dire Chat en espagnol.

Nous avons parlé aux voyageurs faisant du volontariat là-bas. A l’unanimité, ils adoraient l’expérience. En revanche ils avaient quelques traces de griffures à cause des singes. Mais il parait que l’on s’y habitue.

Sinon, dans la jungle Amazonienne, sachez que tout est beaucoup plus gros. Les arbres, les feuilles, les bananes plantain, les fourmis, les moustiques, peut-être même les pumas mais je suis pas sûre, je n’en avais jamais vu avant.

La capitale : La Paz

Pour être honnête, je ne me suis pas sentie très à l’aise à La Paz. Ce que j’en ai retenu est notamment qu’il y a beaucoup de circulation. Et de pollution. Il y avait quand même quelques bonnes choses, comme :

Le marché de La Paz
Nous y avons passé une journée entière et avons acheté littéralement TOUS nos cadeaux et souvenirs de voyage dans cet endroit. Une mine d’or.

Western Union
Quand je ne pouvais pas acheter mon billet de bus retour pour Buenos Aires. Ma carte bancaire avait un problème et ne passait plus dans aucun distributeur. Il a donc fallu demander à un proche de m’envoyer de l’argent en urgence.
Conseil aux aventuriers : Lorsque vous êtes à l’étranger, partez avec deux cartes bancaires, de préférence une visa et une mastercard. En effet, certains distributeurs Boliviens n’acceptent qu’un seul type de carte. Vous éviterez ainsi bien des situations problématiques !

La Ruta de la Muerte
La Route de la Mort est une voie de montagne à descendre en vélo. Vous partez du sommet, on vous y emmène en camion. Et puis vous descendez. Les paysages sont sublimes. Le hic, c’est qu’il y a des camions de marchandises qui montent et descendent sur cette même route et qu’il n’y a aucune barrière de sécurité qui vous sépare… du vide. Sensations fortes assurées.

Route de la mort BoliviePhoto de Mikel sous licence CC – Flickr.com

Conseils aux aventuriers : Inutile de vous dire qu’il y a eu plusieurs morts au cours des dernières années. Surtout des personnes ayant voulu descendre beaucoup trop vite. Mon conseil : prenez votre temps !

3 – La dernière étape du voyage : Le Pérou

Puno et le lac Titicaca

Puno est considéré comme le berceau de la civilisation inca. Selon la légende, le premier Inca, Manco Capac, et son épouse-sœur Mama Ocllo, seraient sortis des eaux du lac Titicaca sur les ordres du Dieu-Soleil Inti.

On raconte qu’en ce temps, un grand déluge avait dévasté le monde. L’empereur et son épouse avaient pour mission d’apporter la civilisation aux hommes de l’époque.

Ils fondèrent l’empire Inca et firent de Cuzco sa capitale. On dit que pour remercier le dieu Soleil, Manco Capac et Mama Ocllo décidèrent de construire le temple du soleil.

Dans la culture Inca, et aujourd’hui chez les Quechuas, le soleil se lève au lac Titicaca puis traverse la vallée pour finalement se coucher à Cuzco.

C’est pour cette raison que la route qui relie Puno à Cuzco s’appelle la Route du Soleil.

Le lac Titicaca a quelque chose d’infiniment poétique. Ses couleurs, les montagnes autour, la lumière du soleil se reflétant sur l’eau, les nuages assez bas. Vous pouvez presque les toucher.

Lac Titicaca Pérou Crépuscule

A Puno, vous aurez la possibilité de visiter les îles Uros et Taquiles.

Ces îles Quechuas ont été construites par l’Homme et sont constituées de paille.

Elles rassemblent des habitants vivant dans de minuscules maisonnettes, loin du confort des habitations modernes de Puno.

Ces îlots de terre et de paille rajoutent au paysage un charme particulier. Vous y arrivez par bateau avec d’autres touristes, la traversée dure environ 30 minutes. Lorsque vous débarquez sur l’une des îles, un guide vous donne des explications sur la façon dont vivent les habitants.

Des femmes vendent des objets souvenirs étalées sur des planches. Vous pouvez faire un tour sur l’île et même entrer dans l’une des habitations. A la fin, vous avez la possibilité de faire un tour sur un bateau « typique » de l’époque Inca.

Plusieurs voyageurs et blogueurs ont émis des réserves quand à cette visite. Il est possible que ces îles aient abrité des habitants du peuple Inca dans le passé. Néanmoins, elles ont été aujourd’hui transformées en un lieu hautement touristique qui pour être honnête, ne transpire pas l’authenticité.

Certaines personnes pensent que les habitants ne vivent pas réellement sur ces îles. Ils reprendraient le bateau tous les soirs pour rentrer chez eux, à Puno, après le départ de tous les touristes.

Cuzco

Ahhh Cuzco…. que de bons souvenirs ! D’abord, c’était mon dessin animé préféré lorsque j’étais petite. Forcément, j’allais aimer ! Et surtout, c’était la capitale de l’empire Inca.

Cuzco signifie en Quechua « le nombril ». Et c’est ce qu’était cette ville pour le peuple Inca : le nombril du monde.

Située à 3400m d’altitude, Cuzco est chargée d’une histoire extraordinaire, depuis l’époque de l’empire Inca jusque la colonisation de l’Amérique du Sud. Et ça se voit, même sur la façon dont sont construits les murs dans la ville.

Cuzco et le Temple du Soleil
C’est le temple qui, selon la légende, à été construit par les fondateurs de l’empire Inca pour honorer le Dieu Soleil. Dressé au centre de Cuzco, le temple du soleil était le théâtre des cérémonies importantes des souverains Incas.

C’est également là que leurs momies étaient conservées, dressées sur des trônes en or. Les murs, les autels, les statues, les portes, étaient décorées de planches d’or, d’argent et de pierres précieuses.

Au dessus de l’autel s’élevait un grand disque d’or, qui représentait le Soleil. Il était placé de telle façon que les rayons du soleil levant le faisaient resplendir.

Lors de l’arrivée des colons espagnols, le temple du soleil fut pillé de fond en comble, puis rasé. Les momies des anciens Incas furent profanées. Les Espagnols ne laissèrent que les fondations qui servirent ensuite à la construction de l’église de Santo Domingo.

Lors de leur arrivée dans la ville en 1533, les conquistadors entreprirent de détruire toutes les traces d’architecture et d’art Inca qu’ils pouvaient trouver. Souvent, comme pour le temple du soleil, ils détruisaient un bâtiment, puis reconstruisaient à partir des fondations qui n’étaient pas tombées.

Vous trouverez donc, à Cuzco, une architecture de ce type :

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Cuzco Pérou Amérique du SudPhotos de Becky Lai sous licence CC – Flickr.com

Sur les deux photos, les fondations viennent de la construction Inca. La partie claire au dessus a été bâtie à l’époque coloniale, après destruction des bâtiments d’origine. C’est assez impressionnant à voir.

Se loger à Cuzco : L’auberge de jeunesse dans laquelle nous avons séjourné s’appelle Ecopackers. Elle est située juste à côté de Plaza de Armas, le plus bel endroit de la ville selon moi.

Une super ambiance. Il y a une cour avec des transats, des tables de ping pong, des ordinateurs et connexion Internet en cas de besoin. De très bonnes soirées dans le bar de l’auberge. Le petit déjeuner est inclus. La déco est vraiment belle.

Autour de la Plaza de Armas : des restaurants, des boutiques de vêtements et bijoux péruviens, des boîtes de nuit plutôt sympas.

Randonnée jusqu’à Aguas Calientes

Pour accéder au Machu Picchu, plusieurs solutions.

– Vous prenez la voiture/bus, puis le train jusqu’au village le plus proche du Machu Picchu, Aguas Calientes.

– Vous décidez de partir de Cuzco à pied, et faire une randonnée de deux jours jusqu’à Agua Calientes par le Camino Inca (le chemin de l’Inca).

– Vous décidez de partir de Cuzco à pied et faire une randonnée de quatre jours jusqu’au Machu Picchu, par le Camino Inca.

Camino Inca Machu Picchu

 

Il existe également d’autres chemins de randonnée pour accéder à la montagne sacrée. Le Camino Inca est le plus emprunté et est soumis à des réglementations assez strictes. Il est interdit de s’y aventurer sans un guide.

Si vous choisissez la randonnée de deux jours, vous passerez la nuit dans la ville d’Aguas Calientes, située à 400 m en contrebas du Machu Picchu.

Le village d’Aguas Calientes n’est accessible que par le train ou par des chemins piétons. Il n’existe pas de route de voitures pour y arriver, et c’est aussi ce qui fait son charme ! Ce village est magnifique, et bordé de montagnes impressionnantes.

Il renferme une série de piscines naturelles, d’où il tient son nom. Situées à 10 minutes à pied du centre ville, un plongeon dans ces sources d’eau chaude vaut le coup et les paysages sur votre route aussi !

Aguas Calientes Peru Machu Picchu Amérique du Sud

Photo de Ronan Crowley sous licence CC – flikr.com

La cité Inca : Machu Picchu et Huayna Picchu

Le Machu Picchu. Le grand, l’unique. La cité mythique d’Amérique du Sud, témoignage de la grandeur et de l’intelligence du peuple Inca.

La cité perdue a été redécouverte au début du XXème siècle par l’historien Américain Hiram Bingham.

Elle n’avait en fait jamais vraiment été oubliée. Mais depuis la colonisation espagnole, Bingham fut le premier à mettre en avant l’importance historique du site et à l’étudier de manière approfondie.

Le Machu Picchu a été construit aux environs de l’année 1440. Entre 300 et 1000 personnes y vivaient, appartenant probablement à une élite religieuse ou politique.

La construction ne fût cependant jamais terminée. Les habitants abandonnèrent plus tard la cité et se retranchèrent vers Cuzco afin de se battre contre l’envahisseur Espagnol.

La cité du Machu Picchu est accessible après avoir pris un bus depuis Aguas Calientes et monté environ 1 million de marches en pierre très très hautes (j’ai des petites jambes).

Lorsque je suis arrivée, je savais plus ou moins à quoi m’attendre, pourtant le spectacle m’a totalement ébloui.

D’abord, vous avez la vue depuis le dessus de la cité, sur le Machu Picchu et la montagne Huayna Picchu (à droite sur la photo). Vous allez vous retrouver là, exactement comme eux :

Lama Machu Picchu Perou

photo de Nick Jewell sous licence CC – Flickr.com

Ou bien comme lui.
Lama Machu Picchu Selfie

 

Photo de Geraint Rowland sous licence CC – flickr.com

Bref. Ils se la coulent douce les lamas du Machu Picchu. En même temps, ils ont le droit, ils y habitent.

La cité se visite avec un guide. Vous apprendrez de nombreux détails sur la façon de vivre du peuple Inca, leurs rituels religieux, l’importance du Soleil dans leur croyances, l’architecture, les classes politiques.

En face du Machu Picchu, s’élève la « grande montagne » : Huayna Picchu. Il est possible de l’escalader. Une centaine de marches de pierres à monter. Le chemin est étroit, et parfois le vide à côté de vous est vertigineux.

Mais escalader la grande montagne vous offrira une vue merveilleuse sur la cité et sur le reste de la vallée.

 Il est déconseillé de faire le trail lorsqu’il pleut car les marches peuvent être glissantes.

Vue depuis Huayna Pichu

Photo de Brigitte Djajasasmita sous licence CC – flickr.com

Le retour à Buenos Aires

Ellina continue son chemin vers la capitale du Pérou, Lima. Elle reviendra à Buenos Aires avec des étoiles plein les yeux.

Marion et moi retournons directement à Buenos Aires. Une semaine de bus pour traverser le sud du Pérou, la Bolivie et le nord de l’Argentine.

Une semaine au lieu de 5 jours. Parce que ma carte bancaire a soudainement décidé d’arrêter de fonctionner. Parce que le bus est tombé en panne au milieu de la montagne Bolivienne, en pleine nuit.

Une semaine assez compliquée mais finalement, tellement de bons souvenirs. Les fous rires incontrôlables parce que vous êtes dans la montagne, il est 1h du matin, le bus ne fonctionne plus. Que voulez-vous y faire.

Le chauffeur est d’une humeur exécrable et vous laissera en plan au milieu de nulle part si vous ne faîtes pas pipi assez vite. Vous montez de justesse dans le bus alors qu’il a déjà commencé à démarrer. Autre fou rire.

Dans son ensemble, ce road trip a été une succession d’expériences folles et inoubliables.

Si vous souhaitez savoir comment préparer votre road trip en Amérique du Sud, c’est par ici.

Si vous voulez savoir a quel point la ville de Lima est exceptionnelle, je vous invite vivement à lire l’article écrit par Ellina. Nous le publierons très prochainement, c’est promis !


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